Rechercher
  • RCV Romandie

OMICRON - les points sur les i. Chronique du Réseau Choix Vaccinal

D'après une analyse du Professeur Dominique Baudon, Directeur Général du Centre Pasteur du Cameroun, parue in "Journal International de Médecine", le 28.12.2021

Omicron fait des ravages, du moins, c'est ce qu'on dit. Une aubaine pour inciter davantage à la vaccination. Mais qu'en est-il?

"Il a été désigné « Variant of Concern (VOC) » par l'OMS le 26 novembre 2021. Il est plus transmissible que le variant Delta, avec un temps de doublement des cas de 2 à 4 jours, et, d’après les premières études beaucoup moins virulent ; c’est une évolution naturelle en virologie", explique le Professeur. En ce sens, il va rapidement supplanter la variant Delta.

Ce qu'il faut néanmoins souligner, et ce qui va nous permettre de relativiser drastiquement les chiffres, est que le gouvernement a poussé les citoyens à se faire dépister en vue des fêtes de fin d’année provoquant une augmentation artificielle du taux d’incidence des cas.

Selon les chiffres de l'OFSP [source au 03.01.22], pour la seule journée du 30.12.2021, la Suisse enregistrait 75'966 tests effectués. Hallucinant !

Vous imaginez donc bien que le nombre de cas positif a grimpé en flèche, cas, rappelons-le, qui n'ont parfois aucun symptôme! Or, cette pratique a conduit a des mises en quarantaine exponentielles durant cette période de fin d'année. Pour le seul Canton du Tessin, les portes-parole du milieu hospitalier [source: Rete1, radiojournal de 9h00 du 04.01.22], parlent de 10% du personnel mis en isolement. Comment ne pas mettre à bout les soignants ?!

Selon le Professeur, pour montrer la relativité des chiffres, si nous nous étions basés sur la moyenne journalière avant incitation aux tests, nous aurions pu diviser les chiffres par trois pour la France. A noter que cette explosion du nombre de cas « d’arrêts maladies » liés à la Covid-19 concerne aujourd’hui essentiellement des cas contacts, donc aucunement des malades réels.

Vu la diffusion « tsunamique » du virus, en maintenant cette stratégie de l’isolement des cas positifs, poursuit le Professeur, on va vers un « confinement des actifs » et un blocage social et économique totalement injustifié. Si on effectuait la même stratégie de dépistage et d’isolement pour la grippe ou tous les virus respiratoires hivernaux on obtiendrait des chiffres encore plus élevés.

Les chiffres le confirment bel et bien, ce variant est très contagieux, il circule librement dans les pays et il est dès lors impossible à éradiquer. Aux vues de l'incidence des symptômes et de la virulence du variant, il est totalement absurde de bloquer un pays pour ça.

Alors que faire face à ce variant Omicron ? La réponse du Professeur est simple et rejoint de multiples autres scientifiques qui le disent haut et fort depuis longtemps: "il faut vivre avec ce virus, et la stratégie doit être ciblée essentiellement sur les sujets à risque (personnes âgées et/ou personnes avec comorbidités)".

Bien évidemment, le Professeur incite à la vaccination, il ne serait pas Professeur à l'Institut Pasteur pour rien. Toutefois, nous vous rappelons que l'OFSP l'admet lui-même [FAQ de l'OFSP] que "vous pouvez être infecté et éventuellement infecter d’autres personnes même si vous avez été vacciné". De plus, selon une recherche effectuée par l’Université d’Oxford, si le vaccin diminue les transmissions, son efficacité semble s’atténuer avec le temps, d’environ un quart dans les trois mois qui suivent la deuxième dose de vaccin. Prêts pour une piquouze tous les trois mois ?


Dès lors, le Professeur souligne que: "il ne faut plus inciter les porteurs asymptomatiques et les cas contacts à s’isoler ; il faut raisonner comme dans les autres maladies virales respiratoires hivernales ; en cas de symptômes, consulter un médecin qui décidera éventuellement d’un arrêt maladie, ce qui correspond de fait à un isolement du malade à domicile, avec respect strict des gestes barrières". En outre, il fait un plaidoyer pour un retour de la vie scolaire à la normale. Convaincu des graves conséquences psychologiques voire psychiatriques démontrées liées à ces mesures pour les enfants (port du masque pour le personnel et les élèves, limitation du brassage, tests systématiques, etc.), il craint la fermeture de trop nombreuses classes. Il rappelle, comme bon nombre de ses confrères, que "les enfants de moins de 12 ans, sans comorbidité, sont peu touchés par la maladie, et qu’en cas de maladie, ne font qu’exceptionnellement des formes graves".

Position encore plus remarquable, le Professeur milite donc pour la fin du port du masque à l’école, en classe et lors des activités extérieures, et pour l’arrêt des évictions scolaires pour les cas positifs asymptomatiques et les cas contacts. De plus, il rappelle que "la vaccination des enfants n’aura aucune influence sur la circulation virale". La Société de Pédiatrie Suisse avait déjà demandé dans un communiqué de réduire les mesures concernant les enfants !


Qu'en est-il des gestes barrières ?

Selon le Professeur, il faudrait mener une vraie réflexion sur l’utilité des gestes barrières: "ils n’ont pas permis d’éviter les différentes vagues et en particulier cette épidémie Omicron. Plus un virus est contagieux, moins les gestes barrières sont efficaces". Dès lors, il exhorte les politiques et les scientifiques de cesser d’asséner des « vérités absolues », telle que « certes les gestes barrières ne peuvent stopper la diffusion du virus, mais ils la freinent » ; cela était valable pour le SARS-CoV-2 initial, un peu moins pour le Delta, et beaucoup moins pour le variant Omicron.


Comme le bon sens nous guide depuis la nuit des temps, les gestes barrières devraient demeurer uniquement lors des « rencontres » avec des personnes à risque ou avec des malades de la Covid. Encore une fois, il est nécessaire de se rappeler que le propre d'un virus est de muter et que sa virulence diminue dans le temps dès lors qu'il peut rencontrer des résistances naturelles, telles que notre système immunitaire. Combien de vagues et de variants attendons-nous pour arrêter d'infliger des mesures inefficaces, mais délétères pour notre santé psychologique, l'économie suisse et la survie des générations futures ?

Saviez-vous que le 14 juin 2021, l'Association La Main Tendue, la Fondation Pro Mente Sana et l'Association de Santé Publique Suisse ont publié un communiqué de presse demandant qu’une aide d'urgence de 125 millions de francs soit débloquée, sans entrave bureaucratique, pour améliorer l’accès aux services de soutien et de thérapie à bas seuil existants ? Ceci pour palier aux graves conséquences qui sont à prévoir pour les jeunes concernés et leurs familles. C'est également l'avis de la Fondation Pro Juventute et des associations faîtières de diverses organisations de jeunesse qui ont récemment lancé un appel pour demander l’élaboration d’une stratégie « postcoronavirus » en faveur des jeunes. En effet, les dommages causés par la pandémie s’avèrent particulièrement importants auprès des adolescents et des jeunes adultes : ils présentent notamment de plus en plus de troubles psychologiques, allant jusqu’à de graves dépressions.


Combien de temps sommes-nous prêts à cautionner la destruction de notre jeunesse ? Je vous laisse répondre en votre âme et conscience à cette question...


Pour le Réseau Choix Vaccinal, Rossana Scalzi

1 165 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout